Candidature PIA TIGA

« Champs du possible, Villes du futur »

Le Commissariat Général à l’Investissement a lancé en 2017 un appel à manifestation d’intérêt afin d’identifier et de sélectionner des actions associant un haut niveau d’innovation s’inscrivant dans un écosystème territorial.

Pour répondre à cette ambition, les territoires partenaires du Sud de l’Alsace ont structuré un projet permettant de relier les espaces ruraux, urbains et périurbains, en s’appuyant sur l’agriculture de demain au service des habitants.


Sélectionné parmi 116 dossiers, le projet rassemblant les partenaires du Sud Alsace est passé devant un collège d’experts lors d’un grand oral en novembre 2017 à Paris au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Coordinateur et animateur de cette candidature, Mulhouse Alsace Agglomération vient d'être retenu et devient avec la communauté de communes Sud Alsace Largue et ses partenaires, l’un des 24 territoires d’excellences sur l’ensemble de la France.

Une ambition

Par sa candidature « Champs du possible, Villes du futur », le Sud Alsace souhaite se positionner comme un territoire leader dans l’expérimentation de solutions exemplaires et reproductibles, faisant de l’agriculture un puissant levier de transformation économique, social et environnementale.

Avec ce PIA, il s’agit de démultiplier nos modes de fonctionnement coopératifs historiques en Sud Alsace dans le domaine de l’industrie et de favoriser un travail de décloisonnement des formes d’agriculture, dont le potentiel d’innovation se situe en grande partie en amont (apport de services et technologies numériques) et en aval (création des liens avec les secteurs chimiques et industriels, adaptation aux pratiques du consommateur et de l’habitant).

La vision des ressources du territoire Sud Alsace et de l’agriculture qui se décline en quatre axes:

Un territoire durable 

Une agriculture productive(1), mais fondée sur un modèle d’exploitation moins consommateur en intrants, respectueux des ressources (dont l’eau) et de la santé des habitants,
La capacité à générer de nouvelles productions dont énergétiques.

Un territoire innovant 

En rapport avec la technologie, une agriculture innovante qui conduise la « ferme du futur » à accéder quelle que soit sa taille à la productivité, et à également s’intégrer à des modèles économiques innovants (développer des chaînes de valeur plus larges que la seule alimentation « structurer de nouveaux modèles économiques »).

Un territoire inclusif 

L’amélioration du bien-être alimentaire, sanitaire et social de l’habitant.
Une agriculture vivrière, fournissant une alimentation de qualité pour tous et créant du lien social

Un territoire résilient

Des actions réparatrices contribuant à l’économie circulaire à travers la dépollution de friches(2) par le végétal.

1) Le Haut-Rhin compte environ 4 900 exploitations agricoles ayant une taille moyenne de 26 ha. 139 milliers d’hectare de surfaces agricoles (40% de la surface du département), dont 60% de cultures céréalières, 7 % de vignes, 20% de surface toujours en herbe.

2) On compte aussi aujourd’hui 3469 anciens sites industriels et d’activités susceptibles d’être pollués pour le Haut-Rhin, soit 5 sites pour 1000 habitants et 1,15 site par Km² en Sud Alsace, dont une vingtaine identifiés à Mulhouse (base de données BASIAS)
191 sites pollués ou potentiellement pollués dans le Haut-Rhin appelant une action des pouvoirs publics (base de données BASOL)

Une démarche

C’est une première en Alsace ! Parmi les 3 autres lauréats du Grand Est, Sud Alsace Largue s’inscrit avec  Mulhouse Agglomération et ses partenaires dans une démarche concertée et collective et une dimension territoriale qui va de Colmar jusqu’au Sundgau et des vallées sous-vosgiennes à la bande rhénane qui mobilise de nombreux acteurs.

Des Vosges au Rhin, l’agriculture de demain au service des habitants

Lors du montage de la candidature TIGA Sud Alsace, 60 fiches projets / actions, représentants plus de de 100 millions d’€uros d’investissements potentiels, ont été recensées portées par les acteurs du territoire collectivités – chercheurs- laboratoires-enseignants-entreprises-coopératives-exploitations agricoles) et sont regroupées dans 7 grandes thématiques :

1.     Le développement de nouvelles pratiques et technologies innovantes pour les petites exploitations

2.    Les cultures et procédés à faible impact environnemental

3.    Le développement de nouveaux circuits d’agro-ressources au service de l’écologie industrielle au service de la reconquête des friches et l’écologie industrielle des biomasses

4.     La connexion des réseaux agroalimentaires et agro-industriels du Sud Alsace pour davantage de valeur ajoutée => pour la rendre durable la logistique des circuits courts et permettre une plus forte indépendance alimentaire de la population

5.    Les projets « citoyens » pour le développement de nouvelles pratiques responsables et participatives

6.    Les sites pilotes / lieux totems de plateformes expérimentales multi-sites, de démonstration, d’incubation, …

7.     La bio-économie

20% des projets / actions concernent la totalité des territoires du sud Alsace engagés dans cette candidature et 45 % concernent plusieurs territoires. Après un travail de regroupement, ce seront plus d’une vingtaine projets / actions qui seront concernés par les études qui vont être engagées prochainement pour la rédaction des cahiers des charges.

Les partenaires mobilisés dans la candidature

  • La Région Grand Est et son Agence Régionale d’Innovatio
  • Le Département du Haut Rhin
  • Les Communautés de Communes et d’Agglomération de Colmar, Mulhouse, Saint Louis, Pays du Sundgau, Sud Alsace Largue, Guebwiller, Thann - Cernay
  • Les  Acteurs académiques : L’INRA, l’UHA, RITTMO Agroenvironnement
  • L’Agence de l’Eau
  • Agrivalor, la Coopérative Céréalière de Colmar, la Filière chanvre,
  • Des industriels et StartUp
  • Les services de l’Etat et de l’Ademe

Des enjeux

Stratégiques

L’appel à manifestation d’intérêts de l’action «Territoires d’Innovation de Grande Ambition (TIGA) » du Programme d’investissements d’avenir, est un programme dotée de 450 M€ sur 10 ans, dont 150 M€ de subventions et 300 M€ de fonds propres.

Cette action a pour objectif final de sélectionner et accompagner un nombre limité de territoires d’intérêt national, dans les étapes clés d’un projet de transformation ambitieux et fédérateur, destiné à améliorer la qualité de vie des habitants et d’augmenter la durabilité du territoire.

Elle n’a pas vocation à financer des technologies matures, mais l’innovation mise en conditions réelles.

Les projets doivent être portés par un consortium structuré d’acteurs publics, académiques, scientifiques et économiques, mais également de représentants des citoyens, habitants et usagers du territoire.

117 porteurs de projet ont déposé un dossier de candidature en septembre 2017, sur des problématiques d’autonomie énergétique ou alimentaires, de résilience des modèles agricoles ou d’aménagement ou des sujets plus spécifiques tels que le handicap, la santé ou encore la mobilité, dont 5 candidatures dans la Région Grand Est.

Financiers

Le Premier ministre a annoncé le 4 janvier 2018 la liste des 24 lauréats (4 dans le Grand Est) dont la candidature du Sud Alsace « Champs du possible, villes du futur » dont Mulhouse ALsace Agglomération est chef de file

Une fois les candidatures retenues, la première étape de l’Appel à Manifestation d’Intérêts va permettre un accompagnement de jusqu’en fin 2018 pour préciser les axes d’innovation à explorer, les expérimentations possibles, les montages juridiques et financiers adaptés, … pour l’écriture de cahiers des charges qui décriront la mise en œuvre opérationnelle des projets =>

Une aide de 380 000 €uros est d’ores et déjà attribuée à la candidature Sud Alsace pour cela.

Au terme de la première étape, seule une dizaine de territoire sera retenue sur la pertinence et la reproductibilité des innovations et organisations développées qui démonteront la capacité à transformer un territoire et rayonner au-delà.

Chacun de ces 10 territoires seront dotés d’un appui financier « effet de levier » d’environ 40 millions d’€uros.

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